Surveillance: Paris enquête sur la vente de matériel à l'Egypte

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En réponse à la demande d’ouverture d’enquête de la FIDH et de la LDH, soutenue par le Cairo Institute for Human Rights Studies, le pôle crimes contre l’humanité du parquet de Paris a décidé vendredi 22 décembre d’ouvrir une information judiciaire pour la vente de matériel de surveillance par une entreprise française à l’Égypte.

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C’était l’un des chevaux de bataille de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) depuis de longs mois. Vendredi 22 décembre, le parquet de Paris a fini par s’aligner sur sa volonté d'enquêter sur le contrat passé entre le régime autoritaire d’al-Sissi et l’entreprise française Nexa Technologies (ex-Amesys). Une demande pour laquelle la FIDH a travaillé de concert avec la LDH et le Cairo Insitute for Human Rights. L’enquête pourrait conduire à une mise en examen pour complicité de tortures et disparitions forcées. C'est un signal fort envoyé à destination des entreprises de surveillance et d’armement, et des autorités françaises.[[lire_aussi]]