A Istanbul, Erdogan connaît son plus grand échec en dix-sept ans de pouvoir

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan n’avait pas admis l’élection, fin mars, d’un maire d’opposition à la tête de la plus grande municipalité de Turquie et avait obtenu l’annulation du scrutin. Trois mois plus tard, son candidat essuie une cuisante défaite, lourde de conséquences pour le reis. Le résultat du scrutin a donné lieu à des scènes de liesses comme on n’en avait pas vu dans les bastions stambouliotes de l’opposition depuis le mouvement antigouvernemental de Gezi en mai-juin 2013.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– « L’horloge de la démocratie s’était arrêtée de fonctionner le 31 mars au soir. Mais on n’empêche pas le passage du temps en arrêtant les horloges. » En deux phrases, le nouveau maire social-démocrate d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, a écrit dimanche 23 juin dans la soirée l’épitaphe de la folle tentative du président Recep Tayyip Erdogan pour maintenir la métropole de 16 millions d’habitants, sa capitale de cœur, sous son giron.