Karim Moussaoui filme une Algérie bloquée

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Dans En attendant les hirondelles, sorti dans les salles françaises, le réalisateur algérien Karim Moussaoui filme « la peur de l’inconnu », mais aussi « l’Algérie qui tente, même si elle n’y arrive pas toujours ».

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Karim Moussaoui s’est fait connaître avec un moyen-métrage prometteur, Les Jours d’avant, sorti en France en 2015 après avoir été couvert de récompenses internationales. L’histoire de deux adolescents, Djaber et Yamina, voisins d’une cité du sud d’Alger, loin de tout, qui ne se connaissent pas, dans une Algérie écrasée par le poids du patriarcat, des traditions, de la religion, où il est difficile de se rencontrer, de se parler entre filles et garçons, et en pleine guerre civile. Déjà, le cinéaste algérien filmait avec finesse les blocages, les désillusions d’un pays, d’une société tiraillée entre traditions et modernité, marquée par l’extrême violence de la décennie noire.