L'Egypte prise dans l'étau de la violence et de l'armée

Par

Mardi matin, à trois semaines du référendum constitutionnel, un attentat contre un poste de police a fait 13 morts dans le delta du Nil. Le premier ministre en a directement attribué la responsabilité aux Frères musulmans, alors que la répression s'étend désormais à l'ensemble de l'opposition.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Tôt ce mardi 24 dans le delta du Nil, un attentat à la voiture piégée contre le poste de police de Mansoura a fait 13 morts et plusieurs dizaines de blessés. Immédiatement après l’annonce de l’attentat, le premier ministre Hazem Beblawi a qualifié les Frères musulmans d'« organisation terroriste », semblant considérer comme une évidence que l’attentat, qui n’a pas été revendiqué, émanait de l’organisation de l’ancien président, Mohamed Morsi. Selon le ministre de l’intérieur, cet attentat serait même la réponse directe apportée par les « Frères » à la dispersion de deux de leurs sit-in installés au Caire… au mois d’août. Les Frères musulmans ont cependant condamné l’attentat et affirmé notamment qu’il menaçait « l’unité du peuple égyptien ».