Outre-Rhin, la sortie du charbon se fait à reculons

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Coincée entre de puissants lobbys et l’obligation de réduire ses émissions de CO2, l’Allemagne s’est dotée d’une « Commission du charbon » qui a six mois pour définir la manière et la vitesse de son abandon définitif. Dans tous les cas, la réponse risque d’être coûteuse.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.-  Peter Jansen, maire de la ville rhénane d’Erkelenz, au bord du site de Garzweiler, la plus grande mine de lignite à ciel ouvert d’Allemagne, ne regrette pas d’être venu à Berlin la semaine dernière. Il a participé à la première conférence sur l’avenir du charbon organisée par un groupe de députés conservateurs (CDU/CSU). « Je suis là à chaque fois qu’il y a l’occasion de parler de l’avenir du charbon, car notre région a besoin d’un calendrier clair pour pouvoir gérer les défis que la transition énergétique nous impose, dit-il. La “conférence sur la transition structurelle” doit travailler de telle manière que l’on oublie pas les gens sur le bord du chemin. »