Assassinat de Kashoggi et ventes d’armes: la France se mure dans le silence

Par

Le royaume saoudien a reconnu, jeudi, que le meurtre de Jamal Kashoggi était bien un assassinat « prémédité ». Cette nouvelle version intervient alors que le pouvoir français se contente de déclarations a minima, à l’inverse de plusieurs de ses partenaires. Emmanuel Macron refuse d’envisager une suspension des ventes d’armes à Riyad ; elles ont rapporté près de 12 milliards d’euros en neuf ans.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Plus de trois semaines après sa disparition au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le pouvoir saoudien a présenté jeudi 25 octobre une nouvelle version (la cinquième) de la mort du journaliste Jamal Kashoggi. Le procureur du royaume a reconnu que le meurtre avait été « prémédité ». Dans une version précédente, Riyad avait expliqué que le journaliste avait été tué accidentellement « lors d’une rixe » au sein du consulat. Il s’agit donc bien d’un assassinat commandité, reconnaît aujourd’hui le régime saoudien.