Michel Germaneau, victime collatérale du conflit entre les pays occidentaux et Al-Qaida

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L'annonce de l'assassinat de l'otage français Michel Germaneau, lundi 26 juillet, après un raid récent contre un campement terroriste au Mali, montre que le Sahel est devenu le énième terrain d'affrontement entre les puissances occidentales, États-Unis en tête, et les émules de Ben Laden.

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La scène date du mois de janvier, dans une petite salle de réunion quelconque, sur une base militaire américaine dans la banlieue de Stuttgart. Un officier des services de renseignements militaires informe une poignée de journalistes européens des nouveaux enjeux militaro-politiques sur le continent africain, de la Somalie au Nigeria, en passant par le Sahel. La cinquantaine, l'homme n'a que le grade de capitaine, mais une longue expérience de l'Afrique, et le privilège d'avoir accès aux vastes ressources des réseaux de renseignements des États-Unis.