En Espagne, Rajoy à la barre, dans un procès clé de corruption politique

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Le conservateur est devenu, mercredi 26 juillet, le premier chef de gouvernement en exercice à déclarer comme témoin devant la justice espagnole, dans le cadre d'un procès sur une vaste affaire de corruption politique. Il a juré ne s'être « jamais » occupé de la comptabilité de son parti, le PP, mais uniquement de sa ligne politique. Les zones d'ombre restent nombreuses.

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Jusqu'au bout, le Parti populaire (PP, droite) avait tout fait pour l'éviter. Les conservateurs plaidaient pour un interrogatoire par vidéoconférence depuis la Moncloa, le siège du chef du gouvernement espagnol. Mariano Rajoy était même allé jusqu'à prétexter que son déplacement très sécurisé jusqu'au tribunal – un trajet d'environ 18 kilomètres, de la Moncloa à la salle de San Fernando de Henares, dans la grande banlieue – allait coûter cher aux contribuables, en ces temps de rigueur budgétaire…