G-20 : décryptage d’un communiqué très peu contraignant

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Le G-20 de Pittsburgh s'est conclu vendredi 25 septembre sur un communiqué sans surprise ni relief. Au-delà de la montée en puissance des émergents au sein des grandes institutions internationales, rien de très concret. Le volet sur la réforme de la régulation financière est suspendu à l'harmonisation des normes entre Américains et Européens, très loin d'être réglée. Le dossier des paradis fiscaux est au point mort. Décryptage.

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Les 23 pages du communiqué final (en français) du G-20 de Pittsburgh, qui s'est achevé vendredi 25 septembre, surprennent d'abord par leur ton : jamais ce forum de chefs d'Etat n'avait semblé si satisfait et sûr de son fait. Le préambule revient par exemple sur les mesures prises à Londres en avril: «Nos pays avaient alors décidé de faire tout ce qui était nécessaire pour assurer la reprise [....] Cela a marché [It worked]» (alinéas 4 et 5). Plus loin, sur les paradis fiscaux (alinéa 14) : «Notre détermination à combattre les juridictions non-coopératives a donné des résultats impressionnants». La régulation financière, pourtant au point mort ces derniers mois ? Des «réformes radicales» ont été mises en œuvre, est-il écrit (alinéa 7).
Au-delà de ce numéro de gonflettes qu'on a le droit de trouver déplacé dans un contexte de crise, retour sur les points d'accord et zones d'ombre d'un texte très peu contraignant.