La Chine, nouvelle amie de la Turquie

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Si le récent rapprochement entre Ankara et Moscou s’affiche avec ostentation, Pékin voit aussi dans la Turquie un partenaire majeur pour son programme des « nouvelles routes de la soie » vers les marchés européens. A condition que les Turcs ferment les yeux sur les exactions chinoises contre leurs cousins ouïghours.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– Les autorités turques ont célébré le 6 novembre l’arrivée en gare d’Ankara du premier train en provenance de Chine, résultat le plus visible de plusieurs années de coopération dans le cadre du programme chinois des « Nouvelles routes de la soie », qui vise à redonner vie aux itinéraires commerciaux des axes historiques et dans lequel la Turquie doit prendre une place de choix. Parti de Xi’an, dans le nord-ouest de la Chine, le convoi de 40 wagons chargés de produits électroniques a traversé les steppes du Kazakhstan, la mer Caspienne et le Caucase pour atteindre la capitale turque en une douzaine de jours, avant de rallier Prague six jours plus tard via Istanbul et son tunnel ferroviaire sous le détroit du Bosphore.