Depuis Wuhan, des Chinois bravent la censure

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La plupart des médias officiels chinois décrivent une mobilisation générale contre le coronavirus, au nom de la solidarité nationale sous l’égide du Parti communiste. Mais, depuis Wuhan, épicentre de l’épidémie, des citoyens osent poser les questions gênantes via YouTube ou Twitter bloqués en Chine mais disponibles grâce aux VPN.

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L’avocat Chen Qiushi s’est fait connaître en Chine par son travail de « journaliste citoyen ». C’est sous cette appellation qu’il aime se présenter aux millions de personnes qui le suivent sur les réseaux sociaux. L’été dernier, il s’était rendu à Hong Kong pour observer par lui-même les événements dans l’ancienne colonie britannique, ce qui avait déplu aux autorités. Sermonné, il avait été contraint de revenir sur le continent. Ses comptes avaient été supprimés. Mais le voilà de retour à l’occasion de la crise sanitaire provoquée par l’apparition à Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants dans le centre du pays, du nouveau coronavirus. Pour diffuser sa parole, il a cette fois recours à YouTube et Twitter, certes bloqués en Chine mais disponibles en ayant recours à des VPN (ces réseaux virtuels privés qui permettent de contourner la censure).