Sinaï, la «Terre de turquoise» sous les feux de l’armée égyptienne

Au lendemain de l’attaque menée fin novembre 2017 contre la mosquée Al-Rawda, dans la province du Nord-Sinaï, l’annonce par Abdel Fattah al-Sissi d’une riposte « brutale » est venue renforcer l’inquiétude dans une région qui est depuis plusieurs années le théâtre de combats entre l’armée et Wilayat Sinaï, une organisation affiliée à l’organisation de l’État islamique.

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Le lancement de l’offensive globale « Sinaï 2018 » dans le nord et le centre du Sinaï, ainsi que dans d’autres régions du pays, a été annoncé par le porte-parole de l’armée au matin du 9 février. Deux jours plus tard, un communiqué présentait un premier bilan, tandis que les suivants faisaient état de raids aériens, tirs d’artillerie, saisies et destruction de matériel, destruction de caches et de plantations de drogue, ainsi que d’arrestations et des morts enregistrés au cours des combats.