Au Venezuela, l’union nationale n’est pas à l’ordre du jour

Par Adrien Galpin

L’ensemble du pays est sous quarantaine depuis le 17 mars. Le président Nicolás Maduro a voulu frapper vite et fort dans un pays fragilisé depuis des années par une situation politique et économique dégradée. 

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Caracas (Venezuela), correspondance.– À Caracas, seuls les « Guacamayas », les grands aras bleus qui font la fierté de la capitale, circulent encore librement. Depuis mardi 17 mars, l’ensemble du pays est en quarantaine. Impossible de se déplacer dans les rues sans masques et sans gants, les autoroutes et les grandes avenues sont condamnées et des barrages ont été installés aux portes des villes, parfois même dans certains quartiers. Un couvre-feu a été décrété. L’armée, déployée un peu partout pour faire respecter le confinement, ne laisse circuler que les personnels de santé, quelques fonctionnaires et parfois la presse.