«Strauss-Kahn m’a dit: je préférerais que vous n’en parliez pas»

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S'agissant de DSK, éditeurs et biographes ont tous subi d'aimables pressions pour ne pas évoquer sa «vie privée», et en particulier l'affaire Banon. Ces interventions visant à protéger ou nettoyer la réputation du patron du FMI ont peu ou prou fonctionné. Jusqu'à son arrestation.

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La réputation, ça se soigne, ça s'entretient, et parfois aussi, ça se nettoie. C'était la préoccupation constante des communicants de Dominique Strauss-Kahn – son équipe d'Euro RSCG animée par Stéphane Fouks et Ramzi Khiroun – pendant dix ans. Surveiller les projets de livre, intervenir très en amont auprès des auteurs, et puis en aval auprès des journaux, ou de la justice. Ils craignaient par-dessus tout qu'on évoque l'agression présumée de la jeune journaliste Tristane Banon.