Face à Trump et Poutine, Macron peine à imposer son «multilatéralisme»

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En Russie, Emmanuel Macron a multiplié les odes au multilatéralisme, en défendant l’« indépendance » de la France en matière de politique étrangère et le rôle essentiel qu’elle entend jouer sur la scène internationale. Mais face au repli qui gagne l’ordre mondial, Paris demeure isolé. Et ses avancées, modestes.

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Saint-Pétersbourg (Russie), envoyée spéciale.–  L’accent est grave, le poing se resserre par moments. Emmanuel Macron prend soin de marquer son propos. Il veut qu’on l’écoute. Et surtout, il veut qu’on l’entende. Vendredi 25 mai, à la tribune du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), dont la France et le Japon étaient cette année les invités d’honneur, le chef de l’État s’est livré à un plaidoyer en faveur de ce qu’il aime à qualifier de « multilatéralisme fort », un « classique chez les présidents français », comme le rappelait en septembre 2017 Michel Duclos, ancien ambassadeur de France en Syrie, aujourd’hui conseiller spécial pour l’Institut Montaigne.