En Grèce, une défaite majeure pour Tsipras

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C’était le premier test électoral pour Syriza depuis les législatives de septembre 2015. Le résultat est un échec cuisant pour la « coalition de la gauche radicale », qui avait pourtant multiplié les mesures sociales depuis trois ans. Prenant acte de la défaite, Tsipras a convoqué des élections anticipées.

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« Nous n’avions pas prévu un tel écart. » De l’aveu même du ministre grec des affaires étrangères Yorgos Katrougalos, joint par téléphone ce lundi, le gouvernement Tsipras n’avait pas anticipé les 9,5 points qui ont séparé ce dimanche Syriza de la droite conservatrice de Nouvelle Démocratie. Emmenée par Kyriakos Mitsotakis, héritier de l’une des grandes familles qui a façonné le paysage politique grec depuis la fin de la dictature en 1974, celle-ci a engrangé 33,2 % des voix aux européennes, contre 23,8 % pour le parti d’Alexis Tsipras.