Le SPD veut convaincre les Allemands qu’une alternance est possible

Par

Martin Schulz a défendu, dimanche à Dortmund, le programme électoral du Parti social-démocrate, centré sur le rétablissement de la « justice sociale ». Désormais en ordre de bataille, le SPD et son candidat vont devoir se lancer à la poursuite d’Angela Merkel. Mais le courant passe mal entre Schulz et les électeurs.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Berlin (Allemagne), de notre correspondant.-  Le SPD réussira-t-il à faire passer son message électoral auprès des électeurs allemands ? Jusqu’à présent, Martin Schulz n’a pas eu la main heureuse. Quand il a pris la place de Sigmar Gabriel comme nouveau candidat du SPD, en janvier dernier, le parti a pensé avoir trouvé l’arme imparable contre Merkel et a exulté. Un mois et demi plus tard, c’est toujours en transe que les délégués du SPD ont élu le candidat à la présidence du parti, avec un score « soviétique » de 100 %. L’image de l’homme providentiel a largement été reprise et amplifiée par les médias, ravis de voir que la campagne électorale allemande allait peut-être échapper au rouleau compresseur Merkel. Puis ce fut la douche froide. Le SPD a été battu lors des trois scrutins régionaux du printemps. Il y a même perdu son bastion, c’est-à-dire le grand Land de Rhénanie-Westphalie-du-Nord, aussi surnommé le « cœur de la social-démocratie ».