Interpol fait la police pour l'industrie pharmaceutique

Par Mathieu Martinière et Robert Schmidt

Les géants de l'industrie pharmaceutique ont signé un chèque de 4,5 millions d'euros au service international de police Interpol. Dans la bataille menée contre les médicaments génériques, Interpol se retrouve ainsi aux côtés de puissants intérêts privés et entretient des liens étroits avec le groupe français Sanofi. 

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Interpol, l'organisation mondiale de la police, s'est-elle mise au service des intérêts privés des géants de l'industrie pharmaceutique ? La question est devenue ultra-sensible depuis l'annonce, en mars 2013, d'un accord de partenariat de trois ans entre le service international de police, dont le siège est à Lyon, et les dirigeants de vingt-neuf groupes pharmaceutiques. Au centre de cet accord : 4,5 millions d'euros versés par l'industrie à Interpol pour intensifier la lutte contre les trafics de faux médicaments. Rien à redire a priori : les faux médicaments constituent un fléau qui provoque des centaines de milliers de morts chaque année, principalement dans les pays en voie de développement.