Avec l’affaire Khashoggi, Erdogan dispose d’un nouvel atout dans son jeu diplomatique

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Dans la rivalité opposant la Turquie à l’Arabie saoudite pour le leadership sur le Proche-Orient sunnite, l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi fournit au président Erdogan un instrument de pression face à Mohammed ben Salmane.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– Si Recep Tayyip Erdogan est réputé pour son instinct politique, il est aussi un dirigeant chanceux. De la crise financière turque de 2001 qui l’a porté au pouvoir, au coup d’État manqué du 15 juillet 2016 qui lui a permis de purger son administration de toute forme d’opposition et d’imposer un régime autoritaire à la Turquie, le président turc a toujours pu compter sur sa bonne étoile. Une baraka dont il a su, à chaque fois, tirer le meilleur parti.