Centrafrique: un mercenaire français dans la tempête

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Un mandat d’arrêt international doit être émis dans les jours à venir contre Christophe Raineteau, mercenaire français accusé de complicité d’actes de terrorisme par les autorités centrafricaines, et qui jure de son innocence. L’histoire de cet « aventurier » est symptomatique du climat de fébrilité qui règne à Bangui.

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« Entre nous, dites-moi franchement : vous trouvez que j’ai une tête à tuer les gens dans des églises ? » Christophe Raineteau est du genre à poser les questions sans détours. Il pose celle-là avec une pointe de désespoir : ce Nantais de 49 ans à la carrure de rugbyman semble encore sonné par la déferlante médiatique qui s’abat sur lui depuis que les autorités centrafricaines l’ont accusé publiquement et nommément de complicité d’actes de terrorisme, voilà un mois. La tempête ne risque pas de s'arrêter de sitôt : joint le 27 juin, le ministre de la justice centrafricain Flavien Mbata affirme que l’émission d’un mandat d’arrêt international contre Christophe Raineteau n'est désormais plus qu'« une question de jours ».