Turquie : les clés de la double offensive d’Erdogan

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C’est sans doute pour préserver son rôle dans le grand jeu géopolitique régional, bouleversé par l’accord sur le nucléaire iranien, qu’Ankara est passé à l’offensive contre l’État islamique qu’il ménageait jusque-là. Mais c’est pour rassurer l’électorat nationaliste, qui lui a fait défaut en juin, qu’il frappe aussi les Kurdes, faisant voler en éclats le processus de négociation en cours.

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Pourquoi le président turc Recep Tayyip Erdogan a-t-il brutalement, depuis la semaine dernière, changé de stratégie dans le conflit syrien ? Pourquoi, alors qu’il donnait jusqu’à présent la priorité à la chute du régime syrien sur la lutte contre l’État islamique – au point d’être soupçonné par ses alliés occidentaux de proximité, voire de collusion avec le califat autoproclamé d’Abou Bakr al-Baghdadi –, a-t-il lancé son aviation et fait donner son artillerie contre les positions de l’État islamique (EI), au nord de la Syrie ?