Hongrie: la dérision politique devient une arme anti-Orbán

Par Corentin Léotard et Ludovic Lepeltier-Kutasi

Face à l’autoritarisme du gouvernement Orbán, et à quelques jours du référendum du 2 octobre, la société hongroise ressuscite son humour politique aux confins de l’absurde, qui faisait sa force sous le régime soviétique.

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Dix ans après la chasse aux Piréz, l’humour hongrois est bel et bien de retour. En 2006, une étude montrait que deux tiers des Hongrois considéraient ces gens, les Piréz, comme des pique-assiettes et refusaient par conséquent de leur accorder toute forme d’asile. Personne n’en avait pourtant jamais croisé ni en Hongrie ni ailleurs. Et pour cause, ce peuple était né de l’esprit de sociologues du centre de recherche Tárki. « Nos données montrent que nous sommes capables de faire preuve de rejet, même vis-à-vis d’une nation fictive », indiquait son étude en introduction.