Quand Alan Greenspan perd la foi dans le néolibéralisme

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A l’occasion de la sortie de son livre, La Carte et le Territoire, l’ancien dirigeant de la Réserve fédérale pendant vingt ans avoue qu’il ne croit plus à un des fondements du libéralisme : le comportement rationnel des acteurs économiques.

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« Pour moi, il m’est soudain apparu que l’idée de prendre les maths comme la base du prix a échoué. L’ensemble de la structure de l’évaluation du risque (..) a échoué. » C’est un des aveux surprenants qu’Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale, concède dans un entretien au Financial Times. Le banquier central qui a dirigé pendant plus de vingt ans la Fed, qui a été le maître le plus appliqué de l’école du monétarisme et du néolibéralisme qui a conduit à l’explosion de la financiarisation de l’économie, reconnaît aujourd’hui qu’il ne croit plus « au présupposé de l’économie néoclassique, selon lequel les personnes agissent en fonction d’intérêts rationnels ».