Le régime algérien profite du coronavirus pour réprimer de plus belle

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Acharnement judiciaire sur le militant Karim Tabbou, arrestation du journaliste indépendant Khaled Drareni, activistes harcelés… Le régime algérien règle ses comptes avec les voix du « Hirak », le mouvement de contestation lancé il y a plus d’un an.

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Karim Tabbou devrait être avec sa femme, ses enfants, sa famille, confiné chez lui, à Douera, au sud-ouest d’Alger, à se protéger du Covid-19, comme plus de la moitié de l’humanité. Il est en prison, toujours derrière les barreaux, alors qu’il n’a commis aucun délit, aucun crime, sauf celui d’œuvrer pour l’avènement d’un État de droit dans son pays. Jeudi 26 mars, le militant politique, âgé de 46 ans, figure de l’opposition et du « Hirak », le puissant mouvement populaire en cours, se préparait pourtant à quitter la prison de Kolea, où il croupit depuis septembre 2019.