La Cour européenne va-t-elle obliger la France à rapatrier des ressortissants français détenus en Syrie ?

Par Maud de Carpentier

Deux familles étaient représentées mercredi pour une audience devant la Cour européenne des droits de l’homme. Elles demandent le rapatriement de leurs filles et de leurs petits-enfants, détenus dans les camps du nord-est de la Syrie. Leurs avocats visent à faire condamner la France pour traitements inhumains et dégradants.

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Elles ont été nommées par leurs initiales pendant les trois heures d’audience. Et si le représentant du gouvernement français a dérapé et laissé échapper un nom et un prénom pendant quelques minutes, il s’est vite vu rappelé à l’ordre par le président de la Cour européenne des droits de l’homme, l’Islandais Róbert Spanó. « Leur anonymat doit être garanti et absolu, ces femmes s’exposent à des violences dans ces camps si leur identité est révélée », explique d’emblée Marie Dosé, l’une des avocates des deux familles requérantes.