L’Europe, maillon faible de la relance internationale

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Faut-il relancer ou réguler? A trois jours du G-20 de Londres, le débat continue de faire rage. Les Américains militent pour une meilleure coordination de la relance. Tandis que les Européens pensent déjà à l’après-crise, et plaident pour de nouvelles règles encadrant le capitalisme. Qui a raison? Barack Obama, en parfait disciple de Keynes, ou Angela Merkel, apôtre de la discipline budgétaire? Décryptage du débat en cours, moins caricatural qu’il n’y paraît, et entretien avec deux économistes, Pierre-Noël Giraud et Bernard Gazier, favorables tous deux à une relance européenne plus musclée. [photo © L.L.]

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La grand-messe du G-20 londonien approche et les désaccords persistent. Les Européens veulent faire du sommet du jeudi 2 avril le moment fondateur d'un nouveau capitalisme financier, mieux encadré et débarrassé des paradis fiscaux. Les Américains, soutenus par les Chinois, font valoir d'autres priorités. Il faut, disent-ils, accélérer et coordonner les efforts de relance, pour sortir l'économie mondiale de la spirale récessive dans laquelle elle s'est enfoncée. A moins de trois jours du rendez-vous, et malgré l'appel à l'«unité» lancé ce lundi par Barack Obama, le débat, entre relance et régulation, n'est toujours pas tranché.