Au Mali, l’ONU accuse la France d’avoir tué des civils

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Une enquête des Nations unies conclut qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française au Mali, en janvier, a tué dix-neuf civils réunis pour un mariage, et non pas seulement des djihadistes, comme le dit le gouvernement.

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À plusieurs reprises, en janvier dernier, Florence Parly et Jean-Yves Le Drian ont affirmé que l’armée française n’avait commis aucune bavure en bombardant les environs du village de Bounti, au centre du Mali, le 3 janvier. Qu’il n’y avait pas de mariage ce jour-là. Que tous les hommes tués lors de cette frappe étaient des combattants appartenant à un groupe djihadiste. Que toutes les précautions d’usage avaient été prises afin de s’assurer qu’il n’y avait pas de civils dans le lot. Si l’on se fie à un rapport que l’ONU vient de publier, les deux ministres mentaient.