Rémi Carayol

Ses Derniers articles

  • Mali : le blocus économique du pays met la junte au pied du mur

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    Lors de la manifestation du 14 janvier 2021, à Bamako, pour protester contre les sanctions imposées au Mali par la Cédéao. © Florent Vergnes / AFP Lors de la manifestation du 14 janvier 2021, à Bamako, pour protester contre les sanctions imposées au Mali par la Cédéao. © Florent Vergnes / AFP

    Face à la volonté des militaires de s’éterniser au pouvoir, les chefs d’État de la sous-région ont imposé un blocus économique sur le Mali. Mais ces mesures soutenues par la France, qui risquent d’aggraver la crise, ne passent pas du tout à Bamako, où la junte bénéficie d’une cote de popularité au plus haut.

  • Opération « Éclipse » au Mali : les soldats maliens tuent des civils, l’armée française se tait

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    Patrouille de militaires français dans les rues de Gao, au Mali, le 4 décembre 2021. © Photo Thomas Coex / AFP Patrouille de militaires français dans les rues de Gao, au Mali, le 4 décembre 2021. © Photo Thomas Coex / AFP

    Il y a un an, la force Barkhane bombardait une cérémonie de mariage à Bounti et tuait 22 hommes, dont 19 civils. Si cette bavure a été abondamment couverte par les médias, les exactions commises dans la même région par l’armée malienne les semaines suivantes sont passées inaperçues. L’armée française, qui accompagnait les Maliens sur le terrain dans le cadre d’une opération d’envergure, pouvait difficilement les ignorer.

  • Barkhane, le crépuscule de la force

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    Un soldat français de l’opération Barkhane sur l'aéroport international de Bamako, au Mali, le 19 février 2016. © Photo Miguel Medina / AFP Un soldat français de l’opération Barkhane sur l'aéroport international de Bamako, au Mali, le 19 février 2016. © Photo Miguel Medina / AFP

    Plusieurs manifestants qui voulaient barrer la route à un convoi de l’opération Barkhane ont été tués, et d’autres blessés, au Burkina Faso et au Niger. L’armée française reconnaît avoir fait usage d’armes létales. Ces incidents interviennent dans un contexte tendu, alors que l’image de la force Barkhane est dégradée au Sahel, et que la politique de la France y est de plus en plus contestée.

  • Au Burkina, l’ombre de Compaoré et de la France au procès des assassins de Sankara

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    Sankara, président du Burkina Faso, en août 1986. © Eric Congo / AFP Sankara, président du Burkina Faso, en août 1986. © Eric Congo / AFP

    Le procès des assassins de Thomas Sankara et de douze de ses camarades s’ouvre enfin ce lundi à Ouagadougou. Si l’on sait tout des circonstances de cette tuerie qui a mis fin, en 1987, à la révolution burkinabée, on ignore l’essentiel : qui a donné l’ordre de tuer ?

  • Au Sahel, des transitions à durée indéterminée

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    Le colonel Mamady Doumbouya et les forces spéciales guinéennes lors d’une réunion avec les chefs religieux au Palais du Peuple à Conakry le 14 septembre 2021. © Photo John Wessels / AFP Le colonel Mamady Doumbouya et les forces spéciales guinéennes lors d’une réunion avec les chefs religieux au Palais du Peuple à Conakry le 14 septembre 2021. © Photo John Wessels / AFP

    Si le sommet Afrique-France a choisi de mettre en avant la société civile, les putschistes ne semblent pas pressés de remettre le pouvoir aux civils au Mali, en Guinée et au Tchad. Arguant d’une refondation de la nation.

  • Les anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest en plein hiver démocratique

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     © Photo John Wessels / AFP © Photo John Wessels / AFP

    Le coup d’État en Guinée a rappelé une tendance lourde en Afrique occidentale : partout ou presque, et surtout dans les pays francophones, la démocratie perd du terrain. Les régimes se durcissent et le fossé se creuse entre les citoyens et leurs dirigeants. Trente ans après l’avènement du multipartisme, la désillusion est grande.

  • En Guinée, la chute d’Alpha Condé, trahi par ses propres cerbères

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    Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya à Conakry le 6 septembre 2021. © Cellou Binani/AFP Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya à Conakry le 6 septembre 2021. © Cellou Binani/AFP

    Le despote a été renversé le 5 septembre. La junte, dirigée par un ex-légionnaire de l’armée française, que Condé avait recruté pour ses forces spéciales, a promis des lendemains qui chantent au peuple guinéen, partagé entre soulagement et crainte d’une dérive sanglante.

  • En Guinée, l’ami de Sarkozy règne en despote

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    Une marche de femmes contre le troisième mandat d’Alpha Condé le 23 octobre 2019 à Conakry. © Cellou Binani/AFP Une marche de femmes contre le troisième mandat d’Alpha Condé le 23 octobre 2019 à Conakry. © Cellou Binani/AFP

    À Conakry, les prisonniers politiques s’entassent dans les prisons, et l’un d’eux, Oumar Sylla, se trouve en danger de mort selon ses proches. La dérive autoritaire du régime d’Alpha Condé n’a pas empêché Nicolas Sarkozy de faire un voyage express à Conakry – un de plus - et d’y rencontrer le président en tête à tête.

  • Sahel : les frappes de l’armée française dans le collimateur

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    Un militaire français pilote un drone dans le cadre de l’opération Barkhane, le 9 juin 2015. © Philippe Desmazes / AFP Un militaire français pilote un drone dans le cadre de l’opération Barkhane, le 9 juin 2015. © Philippe Desmazes / AFP

    Depuis un an et demi, la force Barkhane est accusée dans au moins trois cas d’avoir bombardé des civils. Des chercheurs soupçonnent la France de mener, comme les États-Unis au Moyen-Orient, des « frappes signatures », fondées sur une interprétation très contestée du droit de la guerre.

  • Au Mali, la France sanctionne les putschistes pour éviter des discussions avec les djihadistes

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    En réaction au coup d’État du 24 mai, la France a suspendu sa coopération militaire bilatérale avec le Mali. Officiellement, il s’agit d’exiger des putschistes qu’ils nomment un premier ministre civil et s’engagent à respecter le délai de 18 mois pour organiser une élection. Mais cette mesure vise surtout à empêcher l’ouverture d’un dialogue avec les djihadistes.