Rémi Carayol

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Burkina Faso : récit d’un putsch sur fond de rejet de la France

Afrique(s) — Enquête

Huit mois après avoir pris le pouvoir par la force, le lieutenant-colonel Damiba a été déchu à son tour. Les « néo-putschistes » et des activistes l’ont présenté comme le suppôt de la France afin de mobiliser la jeunesse. Sans cela, ils ne seraient peut-être jamais arrivés à leurs fins.

RFI et France 24 refusent d’être des agents de la « guerre informationnelle »

Défense et diplomatie

Emmanuel Macron a exhorté les diplomates français à « mieux utiliser » RFI et France 24 face aux « narratifs » russe, chinois ou turc. Une déclaration qui a suscité émoi et colère au sein des rédactions, où l’on se bat depuis des mois pour casser l’image de médias au service du pouvoir français.

« Il est temps qu’elle s’en aille » : l’hostilité envers la France gagne aussi le Tchad

Afrique(s)

Le 14 mai, des stations-service Total ont été saccagées et des ressortissants français ont été pris à partie à N’Djamena. Comme dans les autres pays sahéliens, l’ancienne puissance coloniale est de plus en plus critiquée, en raison notamment d’une présence militaire ancienne et du soutien apporté à la junte au pouvoir.

Assassinat de Sankara au Burkina : perpétuité pour l’ex-président Blaise Compaoré

Afrique(s)

Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire, a été reconnu coupable mercredi d’« attentat à la sûreté de l’État » et de « complicité d’assassinat » pour sa participation à l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara lors d’un coup d’État en 1987. 

À Moura, le « carnage indescriptible » de l’armée malienne et de ses alliés russes

Afrique(s)

L’armée malienne et des miliciens appartenant probablement au groupe russe Wagner ont assiégé la ville de Moura pendant cinq jours, et exécuté des dizaines d’hommes suspectés d’être des djihadistes. Les différentes sources font état de 300 à 600 morts, en majorité civils. Du jamais-vu au Mali.

Mali : la dérive autoritaire du régime des putschistes

Afrique(s) — Analyse

Les autorités maliennes ont annoncé mi-mars la suspension de RFI et France 24. Petit à petit, le pouvoir fait taire les voix critiques dans le pays, tandis que l’armée est accusée de nombreuses exactions, pour l’heure impunies, contre les civils.

Sahel : l’opération Barkhane se retire, la France reste droite dans ses bottes

Au Sahel, l’échec de la France — Analyse

Alors que la fin de l’opération militaire a été officialisée, jeudi 17 février, présidence et armée française semblent incapables de dresser un bilan sincère de leurs échecs politiques et militaires dans la région. Ils sont pourtant nombreux.

Au Mali, la France en terre hostile

Au Sahel, l’échec de la France — Analyse

En exigeant le départ de l’ambassadeur français, la junte au pouvoir à Bamako a franchi une nouvelle étape dans la « guerre de la salive » qui l’oppose à Paris depuis plusieurs mois. La prochaine mesure pourrait être l’annonce du retrait de la force Barkhane.

Mali : le blocus économique du pays met la junte au pied du mur

Au Sahel, l’échec de la France — Analyse

Face à la volonté des militaires de s’éterniser au pouvoir, les chefs d’État de la sous-région ont imposé un blocus économique sur le Mali. Mais ces mesures soutenues par la France, qui risquent d’aggraver la crise, ne passent pas du tout à Bamako, où la junte bénéficie d’une cote de popularité au plus haut.

Opération « Éclipse » au Mali : les soldats maliens tuent des civils, l’armée française se tait

Au Sahel, l’échec de la France

Il y a un an, la force Barkhane bombardait une cérémonie de mariage à Bounti et tuait 22 hommes, dont 19 civils. Si cette bavure a été abondamment couverte par les médias, les exactions commises dans la même région par l’armée malienne les semaines suivantes sont passées inaperçues. L’armée française, qui accompagnait les Maliens sur le terrain dans le cadre d’une opération d’envergure, pouvait difficilement les ignorer.

Barkhane, le crépuscule de la force

Au Sahel, l’échec de la France — Analyse

Plusieurs manifestants qui voulaient barrer la route à un convoi de l’opération Barkhane ont été tués, et d’autres blessés, au Burkina Faso et au Niger. L’armée française reconnaît avoir fait usage d’armes létales. Ces incidents interviennent dans un contexte tendu, alors que l’image de la force Barkhane est dégradée au Sahel, et que la politique de la France y est de plus en plus contestée.

Au Burkina, l’ombre de Compaoré et de la France au procès des assassins de Sankara

Afrique(s)

Le procès des assassins de Thomas Sankara et de douze de ses camarades s’ouvre enfin ce lundi à Ouagadougou. Si l’on sait tout des circonstances de cette tuerie qui a mis fin, en 1987, à la révolution burkinabée, on ignore l’essentiel : qui a donné l’ordre de tuer ?