L’Arménie va-t-elle tourner une page de son histoire post-soviétique?

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Après quinze jours de manifestations et la démission du premier ministre, le leader de l’opposition Nikol Pachinian est en passe d’être élu et de mettre fin à 28 ans de gouvernance d’un parti désormais rejeté par la population.

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Mardi 1er mai 2018, l’Arménie, ce petit pays enclavé du Caucase, pourrait bien tourner une page importante de son histoire. Le député d’opposition Nikol Pachinian semble bien parti pour devenir premier ministre, une semaine après la démission du chef de gouvernement précédent, qui a dû céder à la pression populaire après 28 ans de domination sans partage de son parti, le HHK. Si cela se produit sans heurts, Pachinian aura mené à bien sa « révolution de velours », telle qu’il la qualifie lui-même, une succession pacifique et citoyenne que personne ou presque n’avait pressentie.