L'Otan et l'armée française veulent "afghaniser" le conflit

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À la veille du sommet de l'Otan à Bucarest, où Nicolas Sarkozy va annoncer l'envoi d'un millier de soldats français en renfort en Afghanistan, les parlementaires sont invités à débattre de cette guerre pour la première fois. Un débat sans enjeu ni conséquence. Les troupes seront déployées dans l'est du pays pour une mission d'«afghanisation», c'est-à-dire de formation de l'armée afghane pour tenter de contenir les offensives des Talibans.

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Mardi 1er avril, les députés et sénateurs français vont avoir l'occasion de débattre d'une décision déjà prise, annoncée en coulisses depuis des semaines et publiquement depuis plusieurs jours, et sur laquelle ils n'auront aucune influence puisqu'ils ne voteront pas. Ce n'est pas un poisson d'avril, mais le débat parlementaire sur l'envoi d'un millier de soldats français supplémentaires en Afghanistan.