Dossier Congo hold-up

Les documents de « Congo hold-up », plus grande fuite de données d’Afrique, montrent l’enrichissement de Joseph Kabila aux dépens de ses concitoyens, avec la complicité de la banque BGFI RDC, à travers une société-écran installée dans un garage. Ils écrivent aussi une histoire de ce pays, où flux financiers expliquent intrigues politiques et réalités sociales. La BGFI, quant à elle, incarnait déjà la corruption de la « Françafrique ». Retrouvez ici tous nos articles.

« Congo hold-up » : après nos révélations, le choc et l’embarras

© Simon Toupet / Mediapart
Les 150 articles et rapports publiés par Mediapart et ses partenaires sur les détournements de fonds en République démocratique du Congo ont eu un impact important. Mais ils ont aussi plongé la classe politique congolaise dans l’embarras, démontrant la position ambiguë du nouveau président Félix Tshisekedi.

« Congo hold-up » : révélations sur un casse à 530 millions de dollars

Afrique — Enquête

© Illustration Sébastien Calvet / Mediapart
La société minière publique de la République démocratique du Congo, la Gécamines, a versé 530 millions de dollars d’« avances fiscales », dont l’Inspection générale des finances n’a pas retrouvé la moindre trace sur les comptes de l’État. Nous avons pu documenter que des millions ont bien été détournés, dont une partie en liquide.

« Congo hold-up » : la fortune offshore de l’entrepreneur belge Philippe de Moerloose

International — Enquête

© Sébastien Calvet / Mediapart
L’homme d’affaires Philippe de Moerloose, nommé au prix de « manager de l’année » en Belgique, ne s’est pas seulement enrichi en vendant du matériel surfacturé aux autorités congolaises. Il a également su profiter de la fiscalité avantageuse de certaines juridictions.

« Congo hold-up » : les affaires offshore de l’ancien gouverneur du Katanga

Afrique — Enquête

Riche homme d’affaires et gouverneur de la province minière du Katanga de 2007 à 2015, Moïse Katumbi a poursuivi son business minier, alimenté en partie par des contrats publics, en le logeant dans de discrètes sociétés « offshore ».

« Congo hold-up » : l’empire surfacturé de l’homme d’affaires Philippe de Moerloose

Afrique — Enquête

Inconnu du grand public en RDC comme en Belgique, le Belge Philippe de Moerloose, fournisseur préféré de camions et de tracteurs du président Kabila, a pourtant bénéficié d’au moins 742,9 millions de dollars de contrats avec l’État congolais, en imposant des profits usuraires.

La Cité du fleuve : l’autre histoire du nouveau quartier de Kinshasa

Afrique — Enquête

La « Cité du fleuve » devait être un « centre urbain de classe internationale » dans la capitale congolaise. Dix ans plus tard, ce sont quelques bâtisses vulnérables aux inondations. Entre-temps, son promoteur français a multiplié les virements suspects et caché à ses clients les sanctions dont il faisait l’objet.

« Congo hold-up » : les bonnes affaires des conseillers du président Tshisekedi

Afrique — Enquête

Les documents de « Congo hold-up » ne mettent pas seulement en cause l’ancien président congolais Joseph Kabila. Ils démontrent également qu’au moins deux collaborateurs de l’actuel président, Félix Tshisekedi, ont continué de faire des affaires après leur prise de fonction à la présidence. Au risque du conflit d’intérêts.

Les étonnantes dépenses du XIVe Sommet de la francophonie

Afrique — Enquête

Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo, à côté de François Hollande lors de l'ouverture du sommet de la Francophonie à Kinshasa, le 13 octobre 2012. © Simon Toupet avec Photo Bertrand Langlois / Pool / AFP
Luxueux « cadeaux », contrats passés sans appels d’offres, montants extravagants… Le détail des comptes de l’organisation du Sommet de la Francophonie tenu en 2012 à Kinshasa est accablant pour l’État congolais. Au total, 90 millions de dollars ont été dépensés pour deux jours de sommet, dans un pays où 73 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Une partie de cette frénésie dépensière a été financée par des fonds de l’aide publique au développement française.

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« Congo hold-up » : le blanchiment passait par Paris

Afrique — Enquête

La filiale française de la BGFI a fait transiter, en tant que banque correspondante, des dizaines de millions de dollars de transactions suspectes liées aux affaires de corruption et de détournements de fonds publics révélées par les enquêtes « Congo Hold-up ».

« Congo hold-up » : les Chinois ont corrompu les Kabila pour un contrat minier géant

Afrique — Enquête

Une société-écran, alimentée par deux sociétés d’État chinoises détentrices du plus gros contrat minier de l’histoire de la RDC, a versé au moins 30 millions de dollars à la famille et au premier cercle de l’ancien président Joseph Kabila. Sa famille a aussi obtenu en secret des parts dans l’autoroute et le barrage liés à la mine.

« Congo hold-up » : des millions volés à l’État ont financé un retrait de cash par le directeur financier de Kabila

Afrique — Enquête

L’entreprise congolaise Egal, qui a détourné 43 millions de dollars de fonds publics en 2013, en a reversé 3,3 millions sur un compte de la présidence de la République de RDC afin de compenser un retrait d’espèces effectué par le directeur financier du président Joseph Kabila.

« Congo hold-up » : des entreprises françaises parmi les bénéficiaires d’un possible réseau de blanchiment

Afrique — Enquête

Les 3,5 millions de documents bancaires de « Congo hold-up » permettent d’identifier un réseau d’entreprises, opérant dans la communauté indienne de RDC, qui pourraient avoir blanchi des centaines de millions de dollars. Plusieurs entreprises françaises figurent parmi les bénéficiaires.

République démocratique du Congo : des hommes d’affaires soupçonnés d’avoir financé le Hezbollah ont versé des fonds aux Kabila

Afrique — Enquête

Bien qu’interdits d’accès au système bancaire international, des hommes d’affaires libanais ont pu continuer leur business grâce à la banque congolaise BGFI RDC. Notre enquête montre qu’ils ont versé 3 millions de dollars à une société-écran propriété de la famille Kabila, l’ancien président congolais.

Congo hold-up : les élections, ce pactole

Afrique — Enquête

En RDC, pas un budget public ne semble avoir échappé aux appétits de l’élite au pouvoir lors des mandats du président Kabila. « Congo hold-up » révèle comment même les fonds réservés aux élections, hautement symboliques, ont fait l’objet de détournements.

« Congo hold-up » : les montagnes de cash de la famille Kabila

Afrique — Enquête

Mediapart a analysé les comptes bancaires à la BGFI de six membres de la famille Kabila et de leurs sociétés. On y découvre des millions de dollars de mouvements d’espèces, des versements de fonds publics et certaines transactions suspectes.

Vidéo : piller son propre pays, mode d’emploi

Afrique — Enquête

Comment un chef d’État peut-il parvenir à détourner autant d’argent à son profit, celui de ses proches, et au détriment des habitants de son pays ? Cette vidéo de quatre minutes, en accès libre, permet de tout comprendre au système Kabila.