Depuis le mois de mars 2023, trois procureurs ont mis en accusation l’ancien président des États-Unis. Dans quatre affaires : celle des documents confidentiels retrouvés dans ses résidences privées ; celle de l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021 ; celle des paiements secrets versés à l’actrice porno Stormy Daniels; et enfin celle de la tentative de retournement du résultat de l’élection présidentielle de 2020 dans l’État de Géorgie.
Retrouvez dans ce dossier tous nos articles sur les poursuites contre Donald Trump.
Alors qu’il s’est rendu à la justice de Géorgie, jeudi 24 août, pour être formellement arrêté pour la quatrième fois dans le cadre d’une affaire pénale, l’ancien président républicain joue avec le feu, et avec les institutions, pour sauver sa peau.
Alors que la campagne de ses rivaux, au premier rang desquels le gouverneur de Floride Ron DeSantis, patine, les ennuis judiciaires de Donald Trump lui permettent d’acquérir une stature de « martyr de la droite », analyse l’universitaire Tamara Boussac. Entretien.
Pour tenter de saisir ce qui se joue dans les différentes poursuites judiciaires dont Donald Trump fait l’objet, il est intéressant de se pencher sur un procès des années 1930 : celui de l’ex-ministre des finances et banquier Andrew Mellon, poursuivi pour évasion fiscale. Entretien avec l’historien Romain Huret.
Donald Trump inculpé jusqu’au cou mais favori des primaires républicaines, des procès en pleine campagne, un président sortant, Joe Biden, gêné par les ennuis judiciaires de son fils Hunter… L’élection de 2024 s’annonce dominée par les affaires.
Pour poursuivre Donald Trump, accusé d’avoir voulu renverser le résultat électoral dans l’État de Géorgie lors de la présidentielle de novembre 2020, la justice a eu recours à une loi que l’un de ses complices désignés, son avocat personnel Rudy Giuliani, avait utilisée pour combattre la mafia à New York dans les années 1980. Et qui permet de dresser le « portrait complet du mode de fonctionnement d’une entreprise du genre d’une organisation criminelle familiale ».
L’ancien président est accusé d’avoir tenté de renverser l’élection présidentielle de 2020. La procureure invoque notamment la loi sur l’extorsion et l’association de malfaiteurs, qui s’applique en général à la criminalité organisée.
L’actuel favori des primaires républicaines est notamment inculpé pour « complot à l’encontre de l’État américain » et « atteinte aux droits électoraux ». Le procureur spécial Jack Smith demande un « procès sans délai ».
Les procureurs fédéraux ont alourdi jeudi les charges pesant sur Donald Trump dans l’affaire de sa gestion négligente de documents confidentiels pour laquelle il est inculpé, lui reprochant d’avoir essayé de supprimer des images de vidéosurveillance qui intéressaient les enquêteurs.
Donald Trump a annoncé mardi avoir reçu une lettre de procureurs l’informant qu’il était visé personnellement par l’enquête fédérale sur l’assaut du Capitole à Washington, le 6 janvier 2021, une nouvelle épine judiciaire dans le pied du candidat pour 2024.
Plus de deux mois après une première inculpation pénale historique, l’ancien président républicain a comparu devant un tribunal fédéral à Miami pour détention illégale de documents classifiés. Contre toute évidence, il a dénoncé un complot politique ourdi par son successeur Joe Biden.
L’homme d’affaires a commencé la journée du mardi 4 avril à New York comme premier président inculpé de l’histoire du pays. 34 chefs d’inculpation lui ont été signifiés. Il l’a terminée comme candidat en campagne depuis son palais de Mar-a-Lago, en Floride.
L’ancien président états-unien, déjà candidat pour l'élection présidentielle de 2024, crie à la « chasse aux sorcières » avant son inculpation pénale historique, prévue ce mardi à New York. Mais ses déboires judiciaires ne font que commencer.
L’inculpation l’ancien président des États-Unis par un grand jury de Manhattan, jeudi 30 mars, est historique, mais elle ne devrait pas bouleverser les rapports de force politiques. Tous ses rivaux au sein du parti républicain lui ont apporté leur soutien.
L’inculpation du locataire de la Maison Blanche entre 2017 et 2021 devrait avoir lieu mardi 4 avril. Il est poursuivi dans une affaire de paiement pour acheter le silence d’une actrice de films pornographiques. De nouveau candidat pour la présidentielle de 2024, Donald Trump dénonce une « chasse aux sorcières ».
Mediapart a traduit les huit chapitres qui composent l’essentiel du rapport de la commission d’enquête de la chambre des représentants sur l’attaque du 6 janvier 2021 mené à Washington par les partisans de Donald Trump contre le Capitole. Fruit de dix mois de travail, avec des auditions publiques et aussi des témoignages d’acteurs et de témoins de l’événement, ces huit chapitres retracent les événements ayant conduit à l’attaque du 6 janvier 2021. Le président sortant Donald Trump apparaît au centre d’une tentative de renverser le résultat du scrutin de novembre 2020, alors que les électeurs avaient choisi son adversaire démocrate Joe Biden. Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, un président s’est opposé à un transfert pacifique du pouvoir. En promouvant des mensonges et en incitant ses partisans à s’attaquer au cœur de la démocratie états-unienne, le Capitole.
L’ancien président a moins de souci à se faire au sujet de la défaite attendue de son poulain, Herschel Walker, lors de la sénatoriale de Géorgie du mardi 6 décembre, que de l’enquête de la procureure Fani Willis, au terme de laquelle il pourrait être inculpé pour fraudes et ingérences électorales.