Les Libanais Rabih Mroué et Lina Saneh présentent leur nouvelle création, à partir de dimanche à Avignon : 33 tours et quelques secondes. Une réflexion 2.0 sur les failles de l'espace public au Liban, en écho aux révolutions arabes de 2011. Entretien.
Notre second volet sur les études post-coloniales, avec Emmanuelle Saada, Souleymane Bachir Diagne, Mamadou Diouf et Jean-François Bayart, qui poursuivent leurs échanges sur un tel regard critique, aussi radical que foisonnant.
Avec moins d'un mois de retard sur le calendrier prévu, les Libyens vont élire une Assemblée chargée de rédiger une Constitution et de nommer un gouvernement de transition. À la charge pour ce dernier de s'attaquer aux violences et exactions des milices et aux conflits ethniques qui ont fait des dizaines de morts.
À la conférence des Amis de la Syrie à Paris, une centaine de pays occidentaux et arabes se sont réunis avec un objectif clair : accentuer la pression sur le régime de Bachar al-Assad, ce dernier étant appelé à « quitter le pouvoir ».
Plus de 180 000 personnes ont fui le Mali depuis janvier dernier, principalement vers le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, pays déjà ravagés par une grave crise alimentaire. Reportage au Burkina Faso de Sophie Arutunian et Cécile Bourgneuf.
Que sont les études post-coloniales ? Un regard critique, parfois soupçonneux et souvent fécond, sur l'autocélébration occidentale trop longtemps à l'œuvre. Emmanuelle Saada, Souleymane Bachir Diagne, Mamadou Diouf et Jean-François Bayart définissent et discutent une telle remise en cause, radicale et foisonnante.
Avec la chute du mur de la peur durant les révolutions arabes, un phénomène nouveau s’est produit. Le corps des femmes a émergé dans ce nouveau paysage politique et social comme un messager, un étendard qu’elles ont brandi pour rappeler qu’elles existaient à travers lui. Un article de Nadia Aissaoui et Ziad Majed.
Ancien ministre, député passé par l'UDF, l'UMP, le Nouveau Centre et battu dimanche, avocat, Hervé de Charette s'est octroyé de copieuses hausses de salaires à la tête de la Chambre de commerce franco-arabe qu'il préside. L'association loue, en outre, ses locaux à une SCI dont il est actionnaire. La justice est saisie.
Que valent des élections dans un pays sans Parlement, sans Assemblée constituante, sans Constitution et sans État de droit ? L’Égypte, en situation de « coup d’État institutionnel », a voté pourtant tranquillement samedi et dimanche pour le second tour de la présidentielle, qui oppose un candidat de l’ancien régime au candidat des Frères musulmans. Un scrutin décisif pour le pays, et pour l’avenir des révolutions arabes.