«Notre terrible pays», l’éprouvant voyage d'un dissident syrien

Par Tënk & Mediapart

L’écrivain Yassin Haj Saleh, figure du mouvement de contestation populaire né en 2011, emprisonné de 1980 à 1996 pour sa participation au Parti communiste syrien, fuit Damas, la Ghouta orientale et Raqqa, avant de quitter la Syrie. Avec le photographe Ziad Homsi, il traverse un pays en guerre, rencontre les espoirs et les désillusions d’une révolution. Mohammad Ali Atassi signe un film brûlant, primé dans plusieurs festivals.

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« Je veux voir la Syrie changer, après avoir vécu un demi-siècle sans qu’elle ne change », explique l’intellectuel et dissident Yassin Haj Saleh. Dans ce pays au bord du gouffre, Yassin Haj Saleh, 53 ans, marche aux côtés de Ziad Homsi, 24 ans, sous la caméra de Mohammad Ali Atassi. Au départ, Ziad Homsi voulait faire « un documentaire sur Yassin Haj Saleh, son déplacement de Damas, ses observations, son expérience, sa vie… ».

Mais, dans le chaos de la guerre, il leur faut partir de Damas, quitter les champs de ruines de la Douma, se diriger vers Raqqa et, finalement, partir en exil. Un périple marqué par des arrestations, des destructions, des rencontres avec ceux que l’on ne pensait jamais croiser… Parce qu’ils ne peuvent rester sans agir, sans tenter de comprendre.

Désolé, les droits de diffusion de ce documentaire
sur Mediapart ont expiré

Our Terrible Country, 79 min, Syrie-Liban, 2014 // réalisation : Ziad Homsi & Mohammad Ali Atassi // Montage : Marwan Ziadeh // Production : Bidayyat for Audiovisual Arts.

À voir en ce moment, sur Tënk, quatre autres films autour de la Syrie « capables de questionner, depuis le point de vue syrien, le tragique et interminable conflit qui déchire la nation syrienne, écrit le réalisateur Sylvain Baldus. « Il ne s’agit pas d’aborder cette histoire d’un point de vue moral mais de laisser au cinéma la tâche difficile de révéler quelques instants de cette terrible réalité. »

Lire aussi dans le Club de Mediapart, un entretien avec Yassin al-Haj Saleh, réalisé en janvier 2018
 

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Tënk est un site de vidéos sur abonnement (6 euros par mois, 60 euros par an) lancé à l’été 2016 et qui propose 10 nouveaux documentaires par semaine, organisés par plages thématiques : écologie, politique, arts, grands entretiens, festivals, coups de cœur, films d’écoles, docs monde… Plus de détails avec l’interview d’un de ses initiateurs, Jean-Marie Barbe.

Déjà diffusés sur Mediapart dans le cadre de ce partenariat :
Territoire de la liberté, d'Alexander Kusnetsov (toujours visible sur Mediapart)
Le sous-bois des insensés, (un entretien avec Jean Oury), de Martine Deyre
The Murder of Fred Hampton, de Howard Alk et Mike Gray
Georges de La Tour, d’Alain Cavalier
Ô mon corps, de Laurent Aït Benalla
J
asmine, d’Alain Ughetto
Le Rêve de Nikolay, de Maria Karaguiozova
Que reste-t-il
, de Ludivine Henry
Onze footballeurs en or, de Jean-Christophe Rosé
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Calabria
, de Pierre-François Sauter
Miss Rain, de Charlie Petersmann
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
D’amore si vive, de Silvano Agosti
Eugène Gabana, le pétrolier, de Jeanne Delafosse & Camille Plagnet
Don Pauvros de la Manche, de Guy Girard
L’Arbre sans fruit, dAïcha Macky
Une fenêtre ouverte, de Khady Sylla
La Pépinière du désert
, de Laurent Chevallier
Palazzo delle Aquile, de Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore
Chili, la mémoire obstinée, de Patricio Guzmán
Le Libraire de Belfast, dAlessandra Celesia
L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé, de Marie Voignier
Samir dans la poussière, de Mohamed Ouzine
Anaïs s’en va-t-en guerre, de Marion Gervais
La Vie après la mort d’Henrietta Lacks, de Mathias Théry
Mafrouza, 1re partie, d’Emmanuelle Demoris
Le COD et le coquelicot, de Jeanne Paturle & Cécile Rousset
Movement (R)evolution Africa, de Joan Frosch & Alla Kovgan
Mare Magnum, d’Ester Sparatore & Letizia Gullo
Vers la tendresse, d’Alice Diop
Uzu, de Gaspard Kuentz
Territory, dEleanor Mortimer
Les Bureaux de Dieu, de Claire Simon
Voyage autour de ma chambre, d’Olivier Smolders
Les Ramasseurs d’herbes marines, de Maria Murashova
Zuoz, de Daniella Marxer
Pour Ulysse, de Giovanni Cioni
Le Repos des braves, de Guillaume Brac
Jean Painlevé, fantaisie pour biologie marine, de François Lévy-Kuentz
La Visite-Versailles, de Pippo Delbono
La colère est dans le vent, d’Amina Weira
Reprendre l’été, de Magali Bragard & Séverine Enjolras
Le Cri de la tourterelle, de Sani Elhadj Magori
Les Médiatrices, de Sani Elhadj Magori
Coûte que coûte, de Claire Simon
LÉtrange Histoire d’une expérience urbaine, de Julien Donada
Out of the Present, dAndrei Ujica
Elle pis son char, de Loïc Darses
Un amour d’été, de Jean-François Lesage
Vivre riche, de Joël Akafou
Le Hibou et la baleine, de Patricia Plattner
I’m Gone : a Film about Amy, de Geneviève Philippon & Julie Bourbonnais
Besos frios, de Nicolás Rincón Gille
Hopptornet, dAxel Danielson & Maximilien Van Aertryck
D’amore si vive, de Silvano Agosti
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
Miss Rain
, de Charlie Petersmann
Calabria, de Pierre-François Sauter
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Il est des nôtres, de Jean-Christophe Meurisse.

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