Cartographie du Bruxelles révolutionnaire

Bruxelles n’est pas seulement le siège d’une Europe souvent qualifiée de « technocratique ». La capitale de la Belgique ne se résume pas non plus à un nid de dangereux terroristes, malgré la réputation sulfureuse acquise depuis 2015 par certaines de ses communes, Molenbeek-Saint-Jean en tête. Elle est aussi l’héritière d’une histoire « bouillonnante et fiévreuse », celle d’une capitale « rebelle » depuis l’indépendance de la Belgique en 1830, selon la thèse d’un ouvrage richement illustré publié en fin d’année dernière, consacré au « Bruxelles des révolutionnaires », dont Mediapart publie quelques documents.

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  1. Le livre consacre un chapitre aux trois années (1845-1848) passées par Karl Marx à Bruxelles (il a rédigé son Manifeste du parti communiste à son domicile d’Ixelles, aujourd’hui détruit). L’ouvrage revient sur l’importance de la Maison du Cygne, l’une des enseignes les plus connues de la Grand-Place, qui abritait à l’époque les réunions d’ouvriers allemands à Bruxelles (photo ci-dessus : c'est la façade la plus à droite des quatre). Il décrit aussi le final tragique de Marx à Bruxelles – une arrestation à la prison de l’Amigo, à deux pas de la Grand-Place, aujourd’hui reconvertie en un hôtel de luxe où séjourne la chancelière Angela Merkel à chaque sommet européen…

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