La Thaïlande, un refuge pour les Birmans

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Depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021, opéré en pleine pandémie, pour échapper aux persécutions et aux massacres, de nombreux Birmans ont rejoint la Thaïlande, se mêlant aux migrantes et migrants économiques et aux réfugiés ayant fui dans le passé.

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  1. © Renaud Coulomb

    Décembre 2021, Bangkok (Thaïlande). Naing Soe, 48 ans, vient de finir de déjeuner dans un restaurant birman de Bangkok qui arbore un large portrait d’Aung San Suu Kyi sur sa façade. Naing Soe a été député au parlement birman sous l’étiquette de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi, de 2016 à 2021. Recherché par la junte, il a dû fuir la Birmanie. Il a payé 7 000 bahts (environ 191 euros) pour traverser la rivière Kra Buri, dans l’extrême sud du pays, et atteindre la ville de Ranong, en Thaïlande. Il vit désormais à Bangkok et a déposé une demande de permis de travail en Thaïlande.

    Il voudrait émigrer en Nouvelle-Zélande pour rejoindre un ami, militant prodémocratie de la Génération 1988, réfugié là-bas depuis les années 2000. « Je suis sur la liste des personnes recherchées [par la junte], mais je ne veux pas être priorisé. » Pour Naing Soe, les persécutions liées au coup d’État militaire sont « inhumaines », il espère que le Gouvernement d’unité nationale (le NUG, selon son acronyme en anglais), gouvernement en exil composé d’anciens élus démis de leurs fonctions par les militaires et de représentants de groupes ethniques, « gagnera dans l’année à venir pour rendre le pouvoir au peuple ». « L’alliance de la Karen National Union et de la Kachin Independence Organisation [deux puissantes organisations ethniques en lutte avec l’armée birmane depuis plusieurs décennies – ndlr] avec le NUG est une source d’optimisme. Le NUG doit développer davantage de confiance avec les groupes ethniques, il y avait encore trop de défiance entre la Ligue nationale pour la démocratie et les mouvements ethniques avant le coup d’État. »

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