Les femmes qui lisent sont dangereuses

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Ce travail a été inspiré par le livre de Laure Adler Les femmes qui lisent sont dangereuses. Longtemps, pour les femmes, la lecture a été considérée comme non nécessaire: elle leur ouvre les portes de l’imagination, leur donne une liberté de penser et des idées qui les poussent à rompre les règles sociales. Elle les fait rivaliser avec les hommes. La lecture comme conquête de la liberté, de l'intimité : c’est avec cette idée en tête que j’ai rencontré des femmes, de tous âge et situation. J’ai voulu m’introduire dans ce moment de connaissance et d’abandon au voyage intérieur, par une présence discrète, la moins intrusive possible. Pour cela, je me suis installée, avec elles, dans le temps long d’une prise de vue de 10 à 20 minutes, avec un appareil hasardeux et sans objectif – c’est-à-dire sans décision de distance focale ­: l’antique sténopé. Il s’agit moins de faire le portrait d’une femme que de toucher une atmosphère, de créer une empreinte de temps.

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  1. Héloïse lit Passagère du silence de Fabienne Verdier. Héloïse vient d’arriver à Paris pour commencer des études en architecture. Dans sa besace, il y a toujours un livre.

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