Les fumées de Fos-sur-Mer

Sur les rives de l’étang de Berre, dans les rues de Martigues et de Vitrolles, les vents ramènent souvent des fumées soufrées en provenance du littoral. Plus de cinquante ans après la création du port de Fos, les habitants de la région subissent toujours les pollutions de la zone industrialo-portuaire (ZIP), alors que les études sur les effets catastrophiques de ces pollutions sur la santé se multiplient.

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  1. De lourdes fumées noires et des torchères qui brûlent. À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Marseille, le golfe de Fos abrite la plus grande zone industrialo-portuaire (ZIP) de France, d’une surface équivalente à celle de Paris. On y trouve notamment l’aciérie du groupe ArcelorMittal – récemment épinglée par l’inspection du travail pour avoir exposé ses salariés à des agents cancérigènes –, deux raffineries et l’incinérateur d’ordures de la cité phocéenne. Plusieurs milliers de navires accostent tous les ans sur les quais du grand port maritime de Marseille et plusieurs dizaines d’entre eux attendent quotidiennement au large de pouvoir décharger leurs marchandises. Outre les terminaux pétrolier et minéralier de Lavera, le site dispose de trois immenses darses et d’un terminal méthanier. Beaucoup des 15 000 habitants de Fos-sur-Mer et nombre de ceux des communes voisines travaillent pour des entreprises installées sur le territoire du port, ou pour les sociétés qui en dépendent.

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