Macron jour 1, première manifestation

Élu depuis même pas douze heures, et déjà une manifestation contre lui. Emmanuel Macron est l’ennemi déclaré des milliers de personnes qui ont défilé à Paris, entre République et Bastille (XIe arrondissement) ce lundi 8 mai. Leurs cibles : les ordonnances annoncées pour réformer le droit du travail, le bouleversement attendu du fonctionnement de l’assurance chômage, ou tout simplement la posture libérale du nouveau président.

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  1. C’est leur troisième manifestation en moins de trois semaines. Le « front social uni » est composé d’environ 70 organisations, dont de nombreuses structures issues des syndicats SUD et CGT (CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD PTT, SUD Commerce…), ainsi que des syndicats FSU, du NPA, et de plusieurs collectifs et associations, comme Droit au logement.

    Après avoir appelé à « un premier tour social » le 22 avril, puis à « faire battre les deux candidats » le 1er mai, le groupement appelait ce lundi 8 mai à un « troisième tour social », pour faire savoir au tout nouveau président que ses réformes seraient combattues pied à pied. Très active, la section information et communication de la CGT avait trouvé un slogan on ne peut plus clair : « Régression sociale élue, tous dans la rue. »

    « À la manif du 22 avril, on était 2 000, aujourd’hui on est plus de deux fois plus nombreux. Je sens que quelque chose peut repartir, et la mobilisation ne peut se passer que dans la rue, espère Lucas, étudiant en droit à Paris. Mais je ne vise pas Macron en particulier : lui ou un autre, c’est sans doute pareil, les lois vont toujours dans le même sens. Philippe Martinez, le dirigeant de la CGT, a critiqué notre mouvement et ses mots d’ordre, ça motive encore plus pour se bouger… »

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