Migrants : dans les pièges de la frontière Serbie-Hongrie

La Hongrie est pour les migrants syriens, afghans, irakiens et pakistanais une nouvelle porte d’entrée vers l’espace Schengen et l’Union européenne, à la sortie des routes des Balkans. Le pays n’a jamais eu affaire à autant de demandes d’asile : plus de 70 000 pour les six premiers mois de l'année 2015, contre seulement 43 000 en 2014, déjà considérée comme record. Dépassées, les autorités locales gardent encore leur calme même face aux ordres de plus en plus restrictifs venus de Budapest. Reportage entre Kanjiža et Subotica (Serbie), Ásotthalom et Szeged (Hongrie), de part et d’autre de cette frontière que le gouvernement conservateur de Viktor Orbán annonce vouloir clôturer sur toute sa longueur (175 km).

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  1. Sur la frontière côté serbe. Kanjiža, petite localité de dix mille habitants au nord de la Serbie, est bordée par la rivière Tisza (Tisa en serbe), qui marque la frontière avec la Hongrie située à 13 kilomètres en amont. Les bords de la rivière sont devenus un lieu de passage privilégié pour les migrants qui remontent son cours en longeant les berges.

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