Nos lectrices sont-elles dangereuses ?

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Il y a un peu plus d'un an, Mediapart publiait un portfolio de Carol Müller titré « Les femmes qui lisent sont dangereuses », extrait d'un projet photographique inspiré du livre éponyme de Laure Adler. Œuvrant au sténopé avec des temps de pose de 15 à 20 minutes, la photographe cherche à « faire des empreintes d'acte de lecture ». Cette publication sur Mediapart était accompagnée d'un appel à participation. Nos lectrices ont été enthousiastes. « Je n'ai pu rencontrer toutes celles qui m'ont contactée pour des raisons géographiques bien souvent, mais j'ai mesuré combien le cercle des avaleuses de livre était une secte bien vivante. » Voici aujourd'hui douze de ces lectrices, vraiment « dangereuses : elles lisent des livres qui ne sont pas de leur âge, sont rebelles au diktat de la lecture scolaire et le monde cesse d'exister lorsqu'elles sont à leur affaire », rapporte Carol Müller qui expose son travail jusqu'au 8 novembre à l'Espace Beaurepaire à Paris.

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  1. Anne-Marie lit Pas pleurer de Lydie Salvayre. Anne Marie lit « pour les nourritures spirituelles ». Pour elle, la lecture est « un monde un petit peu secret, un monde qu'on a envie de retrouver et qui n'appartient qu'à soi ». Parfois, elle le partage avec des amis, souvent “ies” – « les hommes ont des lectures souvent très ciblés » – ou à la librairie du quartier. Elle a choisi Lydie Salvayre bien avant que celle-ci ne reçoive la consécration du Goncourt. Son grand-père était un républicain espagnol et cette histoire lui est passée dans le sang.

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