Profession «solidarité»: le quotidien méconnu des aides familiales à domicile

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Valérie Taclet est technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF) à Fourmies, dans le Nord. Elle accompagne des familles dans les actes du quotidien, les informe sur leurs droits, les oriente vers des structures relais ou d’autres professionnels. Profession peu connue, les TISF sont un peu moins de 10 000, répartis sur l’ensemble du territoire national. Ce sont surtout des femmes (95 % de la profession). Elles sont les premiers témoins de la grande précarité de certaines familles. Ce portrait est le troisième volet d’une enquête menée par Vincent Jarousseau, « Les Femmes du lien ».

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  1. Fourmies (Nord), février 2021. Valérie Taclet, 52 ans, n’est ni une nounou ni une aide à domicile. Au sein de l’association Aide familiale à domicile (Afad), avec laquelle elle travaille depuis trente-trois ans, elle est amenée à effectuer des tâches qui s’inscrivent toujours dans un parcours défini avec les bénéficiaires et à la demande des services sociaux ou de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Comme toutes les TISF, Valérie intervient chez les familles et sur des temps longs, entre trois heures et quatre heures par famille, une à deux fois par semaine, et souvent depuis des années. Ce jour-là, elle passe la matinée avec Virginie et ses deux filles. Si ses interventions ont essentiellement lieu à domicile, Valérie propose souvent des sorties pour lutter contre la sédentarité.

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