Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
La Maison des chômeurs et des citoyens solidaires à Montpellier accompagne et soutient des personnes en recherche d’emploi ou enfermées dans le travail précaire. Mediapart est allé écouter leurs récits, trop souvent confisqués par les clichés sur le chômage.
Depuis les révélations de Mediapart sur un « effet de bord » de la réforme de l’assurance-chômage, plusieurs dossiers d’allocataires pénalisés ont connu une issue favorable. Le médiateur national de Pôle emploi, qui avait alerté dès le début, est furieux contre le ministère du travail.
Une filiale du géant boursier Euronext vient d’être condamnée en appel pour discrimination et harcèlement moral envers un ex-haut cadre de l’entreprise, également syndicaliste. C’est la deuxième fois en dix ans que ce dernier remporte une bataille contre son employeur.
La journaliste Aude Lancelin, qui poursuivait son ancien employeur Le Média, a été déboutée de l’ensemble de ses demandes. Pour le conseil des prud’hommes, son licenciement était bel et bien justifié par une faute lourde. Son avocate va faire appel.
Victimes d’une mesure « illogique et injuste » liée aux confinements, des demandeurs et demandeuses d’emploi perçoivent une allocation réduite. Un « effet de bord » identifié par Pôle emploi et le ministère du travail, qui semblent enfin prendre le problème au sérieux.
« Chef réfractaire », « peur de perdre le contrôle » des salariés : dans les entreprises comme dans le secteur public, l’injonction gouvernementale à passer à trois ou quatre jours de télétravail, en théorie obligatoire, est loin d’être strictement appliquée. Témoignages.
Contre l’avis d’Olivier Véran, les députés ont refusé de siéger après minuit et d’achever mardi matin l’examen du projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal. Le calendrier du gouvernement est chamboulé : un nouveau créneau a dû être trouvé à l’agenda de l’Assemblée nationale.
Pôle emploi met en œuvre sa nouvelle stratégie de contrôle de la recherche d’emploi. L’objectif, dicté par le gouvernement, est de contrôler plus de chômeurs à effectif constant. Les procédures seront accélérées. Des agents de Pôle emploi dénoncent « une perte de chance » pour les chômeurs.
Transformation du passe sanitaire en passe vaccinal, mesures antifraude, télétravail « obligatoire » mais pas vraiment : pour faire face à la sixième vague de Covid, la commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné mercredi le projet gouvernemental censé entrer en vigueur au 15 janvier.
Un chômeur a été radié pour avoir envoyé des candidatures à des employeurs par courrier postal recommandé. Pôle emploi lui reproche de n’avoir pas utilisé les canaux numériques et conclut à un manque de sérieux dans ses démarches. Le demandeur d’emploi a saisi le tribunal administratif.
Depuis ses vacances, Emmanuel Macron a tenu tour à tour un conseil de défense sanitaire puis un conseil des ministres ce lundi 27 décembre. Jean Castex et Olivier Véran ont présenté les mesures prises pour enrayer l’épidémie de Covid-19 et ses nouveaux variants. Rappel au bout de trois mois, durée d’isolement réduite, télétravail obligatoire, retour des jauges et interdiction de boire ou manger debout… de nouvelles mesures pour inciter sans (trop) contraindre, et entériner le passe vaccinal.
Le Conseil d’État a rejeté ce mercredi les arguments avancés par les syndicats pour contester sur le fond ce texte au parcours chaotique, devenu un symbole politique. Le gouvernement peut souffler, mais les demandeurs d’emploi ont déjà commencé à voir fondre leurs droits.