Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Les revalorisations automatiques du Smic chamboulent les négociations salariales dans certaines branches, sommées de se mettre en conformité avec le salaire minimum. Dans le secteur des services à la personne, où tous les échelons sont sous le Smic, les discussions patinent.
Des agents de Pôle emploi racontent leur sentiment d’être devenus « un outil politique » et s’interrogent sur la nature de leurs missions dans les cinq prochaines années. Être « le bras armé d’une politique ultralibérale » ou « les auxiliaires d’une politique raciale » ne motive guère les troupes.
Fief de gauche aux municipales, la sixième ville de l’Hérault a placé Marine Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle, comme en 2017. Chômage élevé, petits salaires et pression foncière nourrissent la colère dans cette ville désindustrialisée.
Toute la journée, Mediapart a parcouru les bureaux de vote, de l’Île-de-France à Montpellier en passant par le Puy-de-Dôme. Partout, une impression de foule dans les bureaux, que contredisent les premiers chiffres de l’abstention. Et des choix de dernière minute, dans des files d’attente qui laissent encore le temps de réfléchir.
Dernière ligne droite pour les militants de cette étrange élection, et dernière occasion aussi de simplement convaincre les électeurs de voter lors de la présidentielle. Sur les places et marchés de Strasbourg, Sotteville-lès-Rouen ou Montpellier, c’est surtout la gauche qui joue son va-tout.
La proposition d’Emmanuel Macron de fusionner Pôle emploi et tous les organismes chargés de l’insertion n’a pas encore été vraiment détaillée concrètement. Mais elle ouvrirait la voie à un bouleversement du rapport aux demandeurs d’emploi, et à bien d’autres allocataires des minima sociaux.
La « remise carburant » de 15 à 18 centimes s’appliquera dans les stations-service jusqu’en juillet. Pour les salariées du secteur des services à la personne, cette baisse reste très insuffisante. Leurs indemnités kilométriques sont faibles et les prix à la pompe amputent leurs maigres salaires. Beaucoup songeraient aujourd’hui à démissionner.
Benjamin Amar, figure montante du syndicat, est visé par la plainte d’une camarade pour « viol », « torture » et « actes de barbarie ». Il clame son innocence. La révélation de cette affaire suscite de violentes oppositions entre la direction nationale, qui l’a suspendu de ses fonctions, et ses soutiens du Val-de-Marne.
Les associations accompagnant des personnes privées d’emploi mènent un travail au long cours mêlant écoute, bienveillance et patience. Et la méthode porte ses fruits. Rencontre avec des bénévoles à Montpellier qui s’attaquent aux freins à l’emploi, plutôt qu’aux chômeuses et chômeurs.
Les négociations reprennent entre représentants de salariés et de patrons du secteur. Après un accord sur les hausses de salaire, les discussions porteront sur les conditions de travail pour tenter de faire revenir le personnel qui a massivement déserté.
La mobilisation a paralysé une partie des transports publics en Île-de-France vendredi. Une large intersyndicale réclamait une hausse des salaires. Le mouvement pourrait reprendre après les vacances d’hiver.
Une filiale assurances de Natixis et BPCE a été condamnée pour double discrimination, syndicale et liée au handicap, envers un salarié. Elle devra lui verser 25 000 euros de dommages et intérêts. L’entreprise a fait appel.