Les soldats israéliens mènent un raid entre Naplouse et le nord de la vallée du Jourdain, assiégeant notamment la ville de Tubas. Cette offensive s’inscrit dans la suite de celles menées à Jénine et Tulkarem, où l’armée israélienne est accusée de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Dans un rapport publié jeudi, Human Rights Watch accuse Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans trois camps de réfugiés palestiniens vidés de leurs habitants depuis janvier. Mediapart s’est entretenu avec l’autrice principale, Nadia Hardman.
Plus de mille Palestiniens ont été tués en deux ans en Cisjordanie, un territoire occupé par Israël depuis 1967. Jamais, en près de vingt ans, l’ONU n’avait enregistré autant d’attaques de colons israéliens qu’au mois d’octobre. Reportage au sud de Naplouse.
Depuis février, au moins une centaine de femmes ont été kidnappées dans les régions de Lattaquié et de Tartous, où vivent la majorité des Alaouites du pays. Certaines sont revenues, d’autres ont disparu sans laisser de traces. Aucun ravisseur n’a été arrêté.
Près de 2 000 personnes, en majorité des Druzes, ont été tuées lors de sanglants affrontements dans le sud de la Syrie, en juillet. Depuis, le poison de la division se répand.
Depuis la fin officielle des combats le 10 octobre, 87 Palestiniens ont été tués. Au milieu des ruines, les Gazaouis n’ont toujours aucune prise sur leur destin. La guerre menace de reprendre à tout moment.
La première phase de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été respectée. Vingt otages israéliens vivants et quatre corps ont été rapatriés lundi 13 octobre de la bande de Gaza vers Israël. En échange, 1 968 prisonniers palestiniens ont été libérés, dont au moins 154 ont été forcés à l’exil.
Le mouvement palestinien et l’État hébreu se sont mis d’accord jeudi 9 octobre sur la première phase d’un accord. Il devrait permettre un cessez-le-feu à Gaza, la libération de tous les otages israéliens et de prisonniers palestiniens. La fin de la guerre, elle, est encore floue.
À Gaza, Israël tue et mutile à un rythme insensé depuis le 7 octobre 2023. La presse internationale n’a rapporté qu’un petit nombre de ces massacres, dans l’horreur du génocide qui a emporté plus de 67 000 vies palestiniennes et la plupart des infrastructures.
Le mouvement islamiste palestinien a fini par accepter le plan de Donald Trump mais demande à négocier en amont de la libération de tous les otages israéliens. Il exige également de continuer à faire partie du paysage politique.
En vingt points, le président des États-Unis promet de mettre fin à la guerre à Gaza, sans calendrier de retrait israélien et avec une gestion sous tutelle étrangère de l’enclave palestinienne. Il a reçu le soutien du premier ministre Benyamin Nétanyahou.
À l’Assemblée générale, l’ex-djihadiste devenu chef d’État a demandé la levée complète des sanctions qui pèsent encore sur la Syrie et s’est présenté comme le garant d’une politique étrangère d’apaisement, à l’opposé de celle des Assad.