Le bannissement des territoires palestiniens de trente-sept ONG internationales parmi les plus importantes n’est pas une surprise. C’est une étape supplémentaire dans le processus de contrôle complet des acteurs humanitaires par Israël, aux dépens des civils palestiniens.
Depuis le 1er janvier, trente-sept ONG internationales n’ont plus l’autorisation, délivrée par les autorités israéliennes, de travailler dans les territoires palestiniens. Parmi elles, Médecins sans frontières, un des principaux acteurs humanitaires dans la bande de Gaza.
En reconnaissant la république du Somaliland, Israël devient le premier pays membre de l’ONU à valider l’indépendance de ce territoire séparatiste de la Somalie. Surtout, Tel-Aviv met un pied dans la Corne de l’Afrique, et bouleverse les équilibres d’une région déjà très fragile.
Alors que le cessez-le-feu vacille un peu plus chaque jour, les États-Unis, les pays médiateurs, les États arabes, poussent à accélérer le processus censé mener à la paix dans la bande de Gaza. La « deuxième phase », cependant, semble difficile à engager. Une nouvelle rencontre est prévue lundi entre Trump et Nétanyahou.
Un peu plus de deux mois après la signature du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le passage à la deuxième phase d’une sortie de guerre est évoqué. La première, cependant, est loin d’avoir tenu toutes ses promesses. L’hiver s’ajoute à toutes les détresses, tandis qu’Israël grignote le territoire.
Dans un rapport publié le 11 décembre, l’ONG accuse pour la première fois la branche armée du Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et ensuite. Il y a un an, elle assurait qu’Israël commettait un génocide dans la bande de Gaza.
Le cessez-le-feu signé il y a presque un an entre le Liban et Israël a remis en lumière la vieille question de la souveraineté de l’État libanais. Entre frappes et occupation israéliennes et difficulté à obtenir le monopole des armes, le pouvoir central semble toujours aussi faible.
La population de la bande de Gaza a cru en la fin de la guerre génocidaire. Ces espoirs, douchés par les attaques israéliennes dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre, aggravent le traumatisme dont elle souffre. Entretien avec Fadel Afana, psychiatre gazaoui.
Deux semaines après la signature du cessez-le-feu, l’amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste ténue. Pendant ce temps, l’administration Trump s’agite pour faire avancer le douteux plan de paix du président américain.
Les derniers otages israéliens, libérés le 13 octobre, décrivent des conditions très dures et des dangers pour leur vie venant non seulement de leurs gardiens, de la faim imposée à Gaza et des bombardements, mais aussi de la politique menée par Israël.
Pendant douze jours, ses partisans ont commémoré l’assassinat par Israël de Hassan Nasrallah, dirigeant historique du Hezbollah. Ils n’ont toujours pas fait le deuil de celui qui a été leur leader pendant trente-deux ans. Une autre partie du pays, elle, attend que la page se tourne.
Le « sommet pour la paix » a eu des allures de « Trump Show ». Mais il marque une nouvelle internationalisation de la question palestinienne, et c’est là le seul espoir. Explications d’Agnès Levallois, présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient, pour qui Trump s’inscrit dans une démarche économique, opposée à la vision politique de l’initiative franco-saoudienne.