Six jours après l’assassinat de son chef du bureau politique Ismaïl Haniyeh à Téhéran, les instances dirigeantes du mouvement islamique palestinien ont choisi pour le remplacer Yahya Sinouar, chef du Hamas dans la bande de Gaza.
En tuant à Téhéran le chef de la branche politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, et en visant un commandant important du Hezbollah à Beyrouth, Israël prend le risque d’enflammer toute la région et choisit de fermer la porte aux négociations. Éviter l’embrasement devient de plus en plus difficile.
Deux organisations de défense des droits humains accusent les belligérants soudanais d’utiliser le viol pour terroriser la société, dans la capitale Khartoum et dans d’autres régions du pays, alors que les armes continuent d’affluer dans le pays.
Devant représentants et sénateurs, le premier ministre israélien a une nouvelle fois asséné le discours du bien contre le mal, posant l’État hébreu en protecteur des États-Unis au Moyen-Orient, sans évoquer la moindre perspective de négociation ou de paix. Il a été moins applaudi que lors de ses adresses précédentes.
Les tensions régionales ont franchi un cran supplémentaire avec l’attaque réussie d’un drone lancé par les houthis sur Tel-Aviv vendredi dernier et le bombardement, samedi, du port yéménite d’Hodeïda par les avions israéliens. Chacun s’attend à d’autres attaques.
L’armée israélienne a encore intensifié ses attaques contre la bande de Gaza. Elle affirme avoir visé deux hauts dirigeants du Hamas, dont le chef de la branche armée, Mohammed Deïf. Mais encore une fois, la majorité des victimes sont des civils. Ce qui fragilise les négociations en cours.
La rumeur d’une déflagration générale entre Israël et le Hezbollah libanais court à travers le Proche-Orient depuis des semaines, confortée par une escalade verbale et militaire. Au Liban, les observateurs et la population pensent cependant qu’elle n’aura pas lieu.
Le dirigeant du Fatah incarcéré depuis plus de vingt ans et très populaire parmi les Palestiniens est aujourd’hui considéré comme un recours possible pour l’après-guerre de Gaza par nombre de diplomates. Les autorités israéliennes refusent obstinément sa libération.
Face aux incursions de l’armée israélienne et aux attaques des colons, les Palestiniens de Cisjordanie se sentent bien seuls. Ils ne peuvent compter sur l’Autorité palestinienne, entité créée il y a trente ans, aujourd’hui impuissante et décrédibilisée.
Dans l’autre guerre d’Israël, celle que l’État hébreu mène contre les Palestiniens de Cisjordanie, l’université de Bir Zeit, berceau historique des élites palestiniennes, est un enjeu. Reportage dans un campus qui refuse de céder à la pression.
C’est l’autre guerre d’Israël. Attaques de colons incessantes, campagne massive d’arrestations, mauvais traitements infligés aux personnes détenues, ou encore circulation entravée : l’occupation destructrice de la Cisjordanie se poursuit.
En Cisjordanie se déroule l’autre guerre d’Israël, faite d’incursions militaires à répétition. Il ne se passe pas une journée sans que l’armée de l’État hébreu envahisse un camp de réfugiés, une ville ou un village. Reportage dans le nord de la Cisjordanie.