Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Jordan Bardella participait en Italie à un grand meeting des extrêmes droites européennes, aux côtés d’alliés radicaux aux discours transphobes et complotistes, bien loin de la stratégie de normalisation du Rassemblement national.
Aidée par l’info en continu et les réseaux sociaux, l’extrême droite se jette sur tout drame lui permettant d’imposer son imaginaire xénophobe. Sans égard pour l’exactitude des faits ni même pour les victimes.
Mis en cause dans le livre « Les Rapaces » pour la gestion de sa ville, le maire Rassemblement national, proche de Jordan Bardella, continue comme si de rien n’était, à l’exemple de lundi soir au conseil municipal. Entre bétonisation et fermeture de centres sociaux.
Si les institutions juives continuent de considérer le Rassemblement national comme un adversaire politique, le soutien affiché du parti de Marine Le Pen à Israël et son entreprise de « dédiabolisation » séduisent certains membres de la communauté.
Présenté autrefois comme un élu exemplaire, le vice-président du parti de Marine Le Pen voit sa gestion de Fréjus mise en cause dans un livre. Les rares cadres du parti qui acceptent de s’exprimer dénoncent une enquête à charge, tout en minimisant leurs relations avec l’édile.
Les dirigeants et députés du RN répètent que le parti et son fondateur ne sont pas antisémites. L’histoire du mouvement montre pourtant l’inverse. Et Jean-Marie Le Pen a, au fil des années, multiplié les déclarations antisémites et négationnistes. Pour Marine Le Pen, ce rappel des faits est « une manipulation politique ».
Le parti Les Républicains, qui menace de faire échouer le texte de Gérald Darmanin examiné à partir de lundi au Sénat, s’est engagé dans une fuite en avant anti-immigration. La droite d’opposition entend durcir le projet de loi et flirte sans complexe avec les positions du Rassemblement national.
En déplacement dans un pays meurtri par les attaques du Hamas, Éric Zemmour a transformé son voyage de trois jours en événement de campagne, utilisant le conflit au Proche-Orient pour développer sa rhétorique sur la « guerre des civilisations ».
La plupart des députés ont exprimé une vision convergente de la situation au Proche-Orient, entre condamnation des crimes de guerre des deux côtés et réaffirmation de la nécessité de la création d’un État palestinien. La discussion a encore été marquée par les critiques en direction de La France insoumise.
À Arras, élèves et professeurs du lycée Gambetta sont sortis au compte-gouttes de l’établissement tout au long de l’après-midi, pour retrouver leurs proches affolés et massés dans les rues attenantes. Une atmosphère de plomb est tombée sur la ville.
Lors de la journée consacrée à l’examen de ses propositions de loi, l’extrême droite n’a réussi à faire adopter aucun texte. Le parti de Marine Le Pen a dénoncé le « sectarisme » de ceux qui s’opposaient à lui et accusé toute la journée les Insoumis d’être les « amis du Hamas ».
Le Rassemblement national affirme son soutien « sans réserve » à Israël et veut s’ériger en protecteur des juifs de France. Une position qui a largement évolué ces dernières années. Et ce, alors même que Marine Le Pen n’a jamais renié l’histoire antisémite de son parti.