Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le Rassemblement national tente de mettre à distance le parti d’extrême droite AfD, de plus en plus radical et visé par plusieurs enquêtes judiciaires, sans rompre totalement les liens avec ce membre important de son groupe au Parlement européen.
À la peine depuis plusieurs mois et miné par des dissensions internes, le parti d’Éric Zemmour mise sur l’arrivée de sa compagne Sarah Knafo en troisième position sur la liste et les outrances xénophobes de Jean Messiha pour redynamiser une campagne morose, dominée à l’extrême droite par Jordan Bardella.
Réunis jeudi soir par le site d’extrême droite Boulevard Voltaire pour un « grand oral », Jordan Bardella, François-Xavier Bellamy et Marion Maréchal ont martelé leurs obsessions sécuritaires et xénophobes devant une salle déçue de ne pas les voir débattre face à face.
Deux associations accusent celui qui est aujourd’hui numéro 3 de la liste RN pour les élections européennes d’avoir tu, voire d’avoir contribué à des refoulements illégaux de migrants aux portes de l’Europe lorsqu’il dirigeait l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières.
Réunis à la Bourse du travail, à Paris, les représentants de la CGT, de la CFDT et de l’Unsa ont animé une demi-journée de réflexion sur la lutte contre l’extrême droite. À trois ans de la présidentielle, ils entendent réaffirmer le rôle central des syndicats, aux côtés d’alliés italiens et allemands.
Dans le sud de ce département, le Rassemblement national a failli rafler trois circonscriptions en 2022. Deux ans plus tard, le parti d’extrême droite s’installe dans les zones rurales de l’arrière-pays. Et aborde les européennes avec le sourire, en lorgnant déjà sur les municipales de 2026.
Le Parlement européen a débattu, mercredi 10 avril, des révélations des autorités tchèques et belges sur de possibles ingérences russes en son sein. Les élus ont demandé plus de détails sur les allégations de corruption, et alerté sur le péril qui menace les élections européennes.
Le parti d’extrême droite égraine fièrement les personnalités « extérieures » qui rejoignent sa liste pour les élections européennes. Des profils pourtant très attendus, dont certains sont visés par des enquêtes ou surtout connus pour leurs interventions médiatiques sur CNews.
Le candidat du Rassemblement national a passé la journée dans le Nord, entre bain de foule et meeting, pour séduire un électorat déjà conquis, tout en martelant ses obsessions habituelles sur l’immigration.
À l’occasion de son « colloque » dédié à l’immigration, le parti d’extrême droite a revendiqué de se placer en héritier du RPR des années 1990. Tout en tournant en boucle sur les vieilles obsessions frontistes.
Ces derniers jours, le président du RN a multiplié les rendez-vous avec des chefs d’entreprise dans l’espoir de gagner en crédibilité auprès des milieux économiques. Mais ses propositions vagues n’ont pas convaincu son auditoire.
Remplaçant la tête de liste Jordan Bardella qui a snobé le premier débat des européennes sur LCP, l’eurodéputé Thierry Mariani a été ciblé par ses adversaires pour ses positions personnelles de soutien à la Russie. Il a ainsi servi de paravent aux ambiguïtés de son parti ou de Marine Le Pen sur le sujet.