Journaliste politique, chargé du suivi des extrêmes droites
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Selon « Le Monde », le journaliste politique a collaboré avec le président du RN pour l’écriture d’une autobiographie. Des révélations qui ont provoqué d’importants remous à Radio France, où plusieurs salariés se disent « écœurés ». Il a été suspendu de l’antenne.
Malgré l’abstention du RN et l’opposition de LFI et du PCF, l’Assemblée a largement validé l’accord de sécurité bilatéral entre la France et l’Ukraine. L’occasion pour les parlementaires français de redire leur soutien à Kyiv, mais aussi d’afficher d’importants différends stratégiques, ainsi que des désaccords sur l’intégration à l’UE et à l’Otan.
Le parti d’Éric Zemmour, à la peine en ce début de campagne pour les élections européennes, a désigné deux adversaires lors de son premier meeting à Paris : les musulmans, cibles d’attaques violentes et débridées, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Les députés examinaient mercredi une proposition de loi visant à renforcer l’arsenal législatif contre l’antisémitisme et les discriminations en tout genre. Mais les débats ont tourné à la foire d’empoigne après l’intervention du RN, qui a fait montre d’une agressivité jamais vue en deux ans.
Des partis politiques aux groupuscules violents, l’extrême droite se réapproprie les murs des métropoles et plus encore des territoires ruraux. Les actions visuelles se sont multipliées ces dernières années.
Le président du Rassemblement national, tête de liste pour les élections européennes de juin, a lancé sa campagne dimanche, à Marseille. L’occasion de parler un peu de lui, beaucoup de la France et encore plus d’Emmanuel Macron, critiqué sans surprise sur l’immigration.
Le président de Reconquête a été condamné en appel à 15 000 euros d’amende pour des propos tenus en 2019 lors de la Convention de la droite. Il avait comparé l’immigration à « une armée d’occupation » et appelé les Français à « se battre pour leur libération ».
Le Rassemblement national communique depuis ce week-end sur le ralliement de Fabrice Leggeri, ancien patron de Frontex, à sa liste pour les élections européennes. À la recherche de cadres, le parti puise de plus en plus dans le vivier de l’appareil d’État et la haute fonction publique.
Fragilisé par plusieurs enquêtes, Fabrice Leggeri, haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur français, avait dû quitter la tête de l’agence en avril 2022. Il a annoncé dimanche qu’il serait en troisième place sur la liste de Jordan Bardella aux élections européennes de juin.
La classe politique française a rendu hommage à Alexeï Navalny et dénoncé la responsabilité de Vladimir Poutine. Le Rassemblement national a tenté de faire oublier qu’il avait voté contre plusieurs résolutions européennes qui condamnaient sa captivité.
Les maires sont désormais régulièrement pris pour cible, harcelés et parfois même agressés par la mouvance d’extrême droite. Ils s’inquiètent de la prolifération des discours racistes et de l’installation de groupes radicaux dans l’espace public.
La chercheuse Estelle Delaine a enquêté sur les eurodéputés du parti d’extrême droite. Elle montre comment leurs intérêts, et leurs dispositions sociologiques, les ont conduits à s’intégrer facilement à « l’entre-soi » de Bruxelles et Strasbourg.